On dirait le sud… – par Lee Moriarty

Il y a quelques semaines, je suis allée à Marseille pour rendre visite à une amie. Quand nous étions en terminale au lycée nous avons fait le même échange à Paris, donc j’avais hâte de la voir en France. Pour y aller, j’ai pris un train de Paris Gare de Lyon vers la Gare Saint-Charles à Marseille. Le système des trains en France est complexe et parfait en même temps. Le quai de départ n’est pas affiché jusqu’à quinze minutes avant le départ, mais les trains partent (habituellement) à l’heure. Je partage ces faits car c’était la première fois que je partais seule par le train et j’avais grand peur que je rate mon train. En fait, j’ai réussi et j’étais en route pour Marseille.

Je suis arrivée assez tard cette nuit-là, donc le reste de la soirée nous avons dormi et ce n’est pas trop intéressant. Mais, le lendemain, nous sommes allées à la Basilique Notre- Dame de la Garde. C’était beaucoup de marche, mais la vue d’en haut en valait la peine. L’église elle-même est belle, avec des petits bateaux sur tout l’intérieur et des fenêtres intéressantes. Ensuite, nous sommes allées à la plage, une chose qui m’a manqué après notre séjour à Biarritz. L’eau était froide, mais c’était génial d’être sur une plage et pas au Champs de Mars ou à un autre grand site de tourisme parisien pour un weekend. Pour le dîner, nous avons choisi un petit resto au centre-ville et j’ai fait la connaissance des autres filles dans le programme de mon amie. Ensuite, le jour suivant, nous sommes toutes les deux allées dans les Calanques, des montagnes sur la mer juste en dehors de Marseille. C’était une très belle marche et nous avons trouvé un coin dans les montagnes pour nager. De plus, j’ai sauté depuis une grande île de rochers. Le soir nous avons diné avec d’autres filles du programme dans un appartement. Le matin suivant, je suis partie pour Paris.

En général, j’ai trouvé que Marseille était un mélange de Paris et de Biarritz, avec un côté ville espagnole. Beaucoup de gens m’ont dit de faire attention à Marseille. Il existe une idée de cette ville qu’elle est dangereuse et moins sûre que Paris. Cette vision de Marseille était débattue par beaucoup de filles que j’ai rencontré. Pour elles, la ville est perçue à tort comme un centre dangereux à cause des immigrés qui y habitent. En fait, elles pensent que la ville n’est pas plus dangereuse/sûre que Paris, et que c’est “l’ignorance” des autres qui les influencent à percevoir Marseille avec de la peur. De mon côté, c’est vrai que parfois pendant le nuit je me suis sentie mal à l’aise, peut-être car il y avait des hommes ivres, mais je trouve les mêmes genres de situations à Paris. Et même à Paris, il y a des immigrés, parfois sans domicile, qui provoquent de la peur chez les citoyens. Je crois que c’est juste la vie, qu’on ne trouvera jamais de ville où on se sent en sécurité tout le temps. Une ville est un mélange de cultures et de peuples, et souvent nous avons peur des choses que nous ne connaissons pas. Alors, il y a plein de choses dans ces cultures qui peuvent nous faire peur. Mais, en tant qu’étudiante en échange c’est important pour moi de voir ces différences pour avoir une meilleure compréhension de la France. L’immigration et les étrangers sont des aspects importants de la vie en France, et si à la fin du semestre je n’avais pas essayé de comprendre ces influences culturelles, j’aurais gaspillé mon temps à Paris et en France.

Chapter I – by Alan Yeh

image1-1In the months leading up to the beginning of the Hamilton in France program, I had been worrying almost nonstop. My French was rusty and I knew that I was going to feel like my brain was melting during the first few weeks. I was right. Once we arrived in Biarritz, I felt a strange mix of emotions: I was overwhelmed, yet excited; I was already homesick, yet restless to explore and immerse myself in my new home on this side of the Atlantic.

Our orientation in Biarritz was a comfortable transition to French immersion. People spoke (relatively) slowly, our classes helped ease us into French academic work, and we knew that all of us – students from Hamilton, Amherst, Bowdoin, Colby, Scripps, and Williams – were in this brain-melting situation together. The relaxing days at the beach helped too. Staying in Biarritz also provided us with the opportunity to learn about cultures beyond the Parisian lives awaiting us, especially with our group trips to Bayonne, Bilbao, and other parts of the Basque Country.

Biarritz felt like paradise, and I knew that so much was going to change once we got to Paris. I was so nervous on the way from Biarritz to Paris that I actually started crying on the plane. My unease with it all soon disappeared, however, when my Parisian host-dad took me around Paris on his motorcycle to get all of the typical touristic stuff out of the way: The Eiffel Tower, Notre Dame, Place de la Vendome, The Louvre, etc. As I stood on Pont Marie with a cup of Berthillon ice cream and Notre Dame in plain sight, all of my nerves subsided. I couldn’t believe that this was my life now.

We arrived in France a little over a month ago, but my French has already significantly improved in the short time that I’ve been here. I’m speaking more quickly and with less hesitations (or at least, more French-sounding hesitations like “en fait” and “euh”), I’m comprehending more of what people are saying, and I’m able to order at restaurants without too much stress. Every now and then, I do feel overwhelmed. Being in a huge city like Paris is exhausting, that’s for sure. It’s getting better, though, and I’m feeling more and more habituated every day.

Hamilton classes at Reid Hall and Hamilton-Middlebury-Smith consortium classes started a couple of weeks ago and my literature class at Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 began just last week. Other students are enrolled at Université Paris Diderot – Paris 7, Institut Catholique, and École du Louvre. We don’t see each other all the time anymore like we did in Biarritz, but it’s nice to catch up during the weekends over dinner or on mini-trips to the many museums and historical sites in Paris. I’ll be here for nine months and every day offers a new adventure to learn and to grow.

– Alan Yeh

Hamilton in France, c’est parti !

Il y a maintenant quelques semaines que les étudiants du programme Hamilton en France sont arrivés, et que le soleil s’est levé sur le séjour qu’ils vont faire ici, à Paris. Le soleil, il s’est aussi levé sur ce blog, qui va proposer des articles écrits par ces étudiants. Ce sont des expériences et des découvertes, des défis et des aventures, qu’ils vont partager sur cette page. Ce blog vous propose de partir en voyage avec eux, à travers photos et textes…